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Risque très élevé d'allergies sur quasiment toute la France

Par La Chaîne Météo

Nez encombré, écoulements abondants, gorge qui gratte, toux et éternuements incessants : vous faites très probablement une allergie aux pollens ! En effet, le risque est très élevé sur une très grande partie du territoire français ces jours-ci.

Risque très élevé d'allergies sur quasiment toute la France

Cette semaine, il vous sera difficile de passer au travers des pollens et du risque allergique associé. En effet, comme vous pouvez le voir, la carte de France est quasiment toute rouge. En cette période de l’année, ce sont les pollens de graminées qui se répandent majoritairement dans l’air, au grand dam des personnes allergiques.

Sévissent aussi les pollens d’oseille, de plantain et des urticacées en quantité faible à modérée sur tout le territoire mais le risque d’allergie est faible. Enfin, si vous êtes sensibles aux pollens du tilleul, mieux vaudra vous tenir à distance de ces arbres au risque de développer des symptômes allergiques.

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Crédit : RNSA

Ces jours-ci, la météo est particulièrement favorable aux pollens. Fort ensoleillement et chaleur permettent aux pollens d’être plus facilement libérés dans l’air. Ces conditions se poursuivent cette semaine jusqu’à mercredi pour la moitié nord tandis que le sud verra le risque allergique diminuer en raison d’un régime d’averses et d’orages qui est en place dès aujourd’hui.

Quel est le lien entre la météo et la pollinisation ?

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Crédit : La Chaîne Météo

La météo a une influence directe sur la pollinisation des végétaux. Le vent, la température, l’ensoleillement et l’humidité déterminent la libération, la dispersion et la quantité dans l’air du pollen. Voici comment :

Le vent est le facteur crucial qui détermine la quantité de pollen dans l’air. S’il est modéré, il permet aux pollens de se concentrer dans l’air. S’il souffle fort, il transporte les graines de pollen sur de plus ou moins longues distances. Ce mode de reproduction est appelé « anémogamie ».

La température permet également de concentrer le pollen dans l’air. Les journées de forte amplitude thermique, c’est-à-dire d’une importante élévation de la température entre le matin et l’après-midi, favorisent également la libération de grains de pollens.

L’ensoleillement a aussi toute son importance dans la libération du pollen. Plus il est important, plus de pollens se trouveront relâchés dans l’air.

L'humidité détermine la libération et la dispersion du pollen. Par temps humide, la fleur retient son pollen. Si celui-ci est libéré et que le temps devient humide et pluvieux, il prend du poids et retombe très vite auprès de la plante qui l’a libéré. En d’autres termes : l’humidité plaque le pollen au sol.

Les orages fragilisent tout autant les grains qui produisent les protéines causant les allergies. Les averses et orages sont par contre souvent accompagnés de vent, poussant encore plus les pollens dans l'air.

Enfin, le climat a aussi un rôle important. Il détermine la précocité ou non des saisons polliniques. Si l’hiver a été doux, le printemps arrivera plus vite et une libération plus importante de pollens s’ensuivra. En revanche, un hiver froid, avec de nombreux épisodes de gel, retarde la pollinisation.

Les saisons polliniques

Heureusement, les végétaux ne libèrent pas tous en même temps leurs pollens. Les différentes espèces libèrent leurs pollens “à leur rythme” et au gré des conditions climatiques et météorologiques. Il en résulte différentes saisons "polliniques".

De janvier à avril, il s’agit surtout des arbres et arbustes qui libèrent leurs pollens. Ceux allergisants concernent le bouleau pour le nord, les platanes pour le sud.

La seconde saison a lieu du printemps à l’été et concerne les graminées (ou poacées). Ce sont les blés, le seigle qui relâchent dans les airs leurs pollens. Au nord, il s’agit plutôt de l’oseille.

La dernière saison a lieu de l’été à l’automne et concerne l’ambroisie, le châtaignier ou encore le tilleul.

Dernier élément pour comprendre les allergies aux pollens : ce n’est pas le pollen seul qui détermine le risque allergisant.

Le potentiel allergisant : qu’est-ce que c’est ?

Outre les paramètres météo, il faut savoir que les pollens ne sont pas tous allergisants. Les pollens dits allergisants concernent ceux qui ont des substances néfastes pour notre système immunitaire, comme les particules protéiques libérées par les grains de pollen. C’est ce qui détermine principalement le potentiel allergisant d’un végétal.

De même, ils ne doivent pas excéder une certaine taille afin de pouvoir se maintenir plus longtemps dans l’air et atteindre les voies respiratoires hautes comme le nez et la bouche. Si la quantité relâchée par la plante est également importante, le potentiel allergique augmente en conséquence.

Remarquons aussi que tout le monde n’est pas sensible aux pollens allergisants. Une grande part de sensibilité propre aux personnes rentre en ligne de compte. En France, 20% des adultes et 30% des enfants sont concernés pour des risques allergènes. Et si vous êtes exposés aux allergies de pollens, sachez qu’il existe des moyens d’atténuer les troubles associés.

Précautions à prendre si vous êtes allergiques aux pollens

En cas de fortes quantités dans l’air de pollens, voici quelques gestes à adopter :

Rincez vos cheveux le soir

Aérez votre habitat dix minutes avant le lever du soleil et dix minutes après le coucher du soleil

Evitez de sortir de chez vous.

Ne vous trouvez pas près des végétaux pollinisateurs du moment.

Prenez une douche le soir, rincez vous copieusement.

Informez-vous auprès du RNSA afin d’être au fait des végétaux pollinisateurs, répartis différemment en fonction des régions.

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