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Tempête Miguel : d'où vient son nom ?

Par Cyril BONNEFOY, météorologue

La tempête Miguel abordera nos côtes atlantiques demain avec de violentes rafales de vent. Comment sont choisis les noms des tempêtes en Europe, et par qui ?

La tempête Miguel a été nommée en vertu d'une liste de noms élaborée par la France, l'Espagne et le Portugal pour des événéments tempétueux. 

Depuis 2017, deux groupes de pays européens établissent une liste de noms de tempêtes prédéfinis. D’un côté, les services météorologiques français, espagnol et portugais établissent leur propre liste et de l’autre le Royaume-Uni, l’Irlande et les Pays-Bas. 

A partir de quel moment une tempête est-elle nommée ?

Les tempêtes ne sont nommées que lorsque le niveau orange de la  « vigilance vent » est déclenché dans au moins un des six pays. Il faut noter que les vents régionaux, type Mistral, ne sont pas pris en compte par cette méthode. C’est ainsi le premier pays à lancer l’alerte qui choisit le nom dans la liste,  la tempête garde ensuite le même nom durant tout son cycle de vie. Une extension de cette coordination à l’ensemble des pays européens est à l’étude.

Nommer les tempêtes : une longue histoire

Historiquement, le nom des tempêtes était donné selon la journée où elles se produisaient. En 1954, une étudiante de l'Université de Berlin suggéra de nommer les dépressions qui affectent l'Europe pour rendre les cartes météorologiques plus faciles à suivre. L'Institut météorologique de Berlin adopta cette idée. Cette étudiante, le docteur Karla Wege, devint célèbre pour son travail comme présentatrice météo à la télévision et popularisa cette pratique.

Jusqu'en 2002, les noms sur la liste dressée par l'Institut météorologique de Berlin étaient repris tous les deux ans en remplaçant seulement les noms des tempêtes trop violentes ayant impliqué des dommages exceptionnels causés par le vent ou la pluie par exemple. Le nom des dépressions suivait une hiérarchie établie : les années paires, les dépressions recevaient des noms féminins et des noms masculins durant les années impaires.

Depuis 2002,  le public peut acheter le droit de nommer une tempête auprès de l'institut météorologique de Berlin et une nouvelle liste est donc établie chaque année. Il vous en coûte environ 150 € pour acheter le nom d’une dépression. En moyenne, 150 noms sont donnés au cours d'une année aux dépressions en Europe mais seulement un nombre infime atteint la renommée. 

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