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Tempête de neige Orlena : après New York, le Québec touché

Par Regis CREPET, météorologue

En ce jour de la Marmotte, New York a subi une forte tempête de neige, l'une des 10 plus importantes de son histoire moderne. D'ici à mercredi soir, le Québec subit à son tour cette dépression côtière qui finira par s'évacuer en fin de semaine, mais le grand froid pourrait envahir l'Amérique du Nord ce week-end.

Tempête de neige Orlena : après New York, le Québec touché

Jusqu'à présent, l'hiver a été remarquablement doux en Amérique du Nord ainsi qu'au Québec, alors qu'il a fait plus froid au nord-ouest du Canada et en Alaska. En décembre, cependant, un première tempête hivernale s'était abattue sur New York quelques jours avant Noël. Mais ces premières neiges, abondantes (avec 25 cm de neige à Central Park et plus d'un mètre de poudreuse plus au nord, dans le Vermont), avaient vite fondu.

Une tempête de neige importante mais pas historique

A New York, la tempête Orléna était possiblement redoutée comme étant majeure. Elle a été notable en effet, et figurera parmi les 8 ou 10 plus fortes depuis le début du 20 ème siècle. Mais les cumuls de neige restent bien éloignés des records d'épaisseurs dans la ville de New York, où l'on a relevé jusqu'à 38 cm à l'aéroport de La Guardia et 33 cm à Central Park. Dans le Bronx, on a relevé jusqu'à 48 cm de neige. Les records d'épaisseurs de neige à New York sont de 68 cm à Central Park en 2007, et 67 cm en 1947.

Mais dans les collines environnantes, les épaisseurs atteignaient souvent 60 cm, avec des congères, ce qui a paralysé le trafic routier et aérien. On a même relevé jusqu'à 76 cm de neige à Mendham, dans les collines du New Jersey, a environ 40 km à l'ouest de New York (il s'agit ici d'un record).Ces conditions hivernales auront peut-être effrayé la mascotte américaine, la marmotte, qui est censée pointer son museau dehors le 2 février avant de se décider à retourner, ou pas, dans son terrier.

Le Québec touché à son tour

Désormais, et pour la journée du mercredi 3 février, le coeur dépressionnaire remonte vers le nord-est, avec un enroulement des vents et des chutes de neige tout autour. C'est ce que l'on appelle typiquement une dépression côtière, ou une "northeaster", c'est à dire une tempête hivernale remontant le long de la côte est, jusqu'aux provinces Maritimes du Québec. Ainsi, Québec et Montréal restent en marge de ce blizzard, mais la Gaspésie sera exposée à la "poudrerie", c'est à dire le blizzard de neige fine poussée par des rafales de vent à plus de 80 km/h qui réduisent fortement la visibilité.

Ensuite, vers une vague de froid ?

Si, jusqu'à présent, les températures sont restées anormalement douces en Amérique du Nord, la situation est prévue changer pour ce mois de février, attendu comme rigoureux. Une première offensive majeure du froid devrait se produire ce week-end, avec de l'air polaire en provenance directe du Canada. Cette vague de froid plongera vers Chicago et les Grands Lacs, mais sera également propulsée jusqu'à New York, où les températures pourront descendre à -11°C. Il ne s'agira pas de record pour la "Big Apple", ceux-ci étant de -26°C à la Guardia en 1923 et de -18,3°C à Central Park le 14 février 2016.

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