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Tsunami au Japon : il y a 9 ans se produisait la catastrophe de Fukushima

Par Karine DURAND, rédactrice

Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 8,9 sur l’échelle de Richter dévastait le nord-est du Japon, suivi de 3 répliques, et d'un grand tsunami qui a aussi entraîné la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Crédit : youtube/clancy688

Le tremblement de terre s’est produit à une profondeur de 25 km, à 130 km à l’Est de Sendai, sur l’île de Honshu, la plus grande du pays. Une vague de 10 mètres de hauteur a déferlé sur la ville de Sendaï et les secousses ont été ressenties jusqu'à Pékin, à 2500 km. Ce fut le séisme le plus fort enregistré au Japon depuis 140 ans, le dernier d'une ampleur comparable datant de 1923 avec un degré de 8,3 à Kanto. Le séisme du 11 mars 2011 fut à l'origine de l'accident nucléaire de Fukushima, une catastrophe majeure qui n'est pas encore terminée. En effet d'après l'opérateur de la centrale Tepco, le stockage des eaux contaminées sur le site va finir par atteindre ses limites, ce qui pourrait obliger le gouvernement japonais à autoriser le rejet de ces eaux polluées dans le Pacifique, ce à quoi les coopératives de pêcheurs de la région de Fukushima sont fermement opposées.

Comment se forme un tsunami ?

Le mot «tsunami» est d’origine japonaise : il est composé de «tsu» qui signifie «le port» et de «nami» qui caractérise la vague ou l’onde. On peut donc le traduire par «vague portuaire». Ce sont la plupart du temps des séismes sous-marins qui provoquent des vagues comme celle survenue dans la région de Fukushima. Le mouvement des plaques tectoniques libère une grande quantité d’énergie qui provoque un appel d’eau. Une oscillation se forme en surface et déclenche des vagues qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de mètres. Ces vagues se propagent très rapidement et déferlent sur les côtes avec une grande violence. Le tsunami se déplace quant à lui à une vitesse pouvant atteindre les 800 km/h...

La France peut-elle être exposée à un tel risque ?

Oui, des études ayant déjà été menées après le raz-de-marée survenu dans l'océan indien en décembre 2004. Les côtes méditerranéennes et, surtout, celles des Antilles ne sont pas à l'abri d'un raz de marée. Le risque concerne surtout les Départements d'Outre-Mer : en effet, les océans Pacifique et Indiens sont les plus exposés aux séismes, qui déclenchent dans certaines conditions l'onde du tsunami. Ainsi, l'archipel de Nouvelle-Calédonie ainsi que Tahiti sont potentiellement exposés aux tsunamis se propageant dans l'océan Pacifique, tandis que la Réunion serait concernée par les séismes qui se produisent de l'Inde à l'Indonésie. Les Antilles sont directement concernées par le risque de séismes et de volcanisme actif, facteur déclencheur de tsunamis, dont les vagues pourraient atteindre 4 à 6 mètres sur la Guadeloupe et la Martinique.

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