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Quel est le lien entre froid et maladie ?

Par Regis CREPET, météorologue

"Attraper froid" est souvent synonyme d'attraper un rhume. On fait ainsi souvent le lien entre la météo et les diverses maladies comme les rhumes ou encore la grippe. A l'occasion des températures bien basses et des gelées survenues jeudi matin, nous revenons sur le rôle de la météo dans la propagation des différents virus et microbes.

Vous avez sans doute remarqué que beaucoup de personnes se trouvent enrhumées en ce moment. Cela survient alors que les températures baissent et il n'est pas rare qu'on fasse le lien entre temps froid et maladie. Mais la réalité est un peu plus complexe que cela. L'expression elle-même "d'attraper froid" trouverait son origine dans l'affaiblissement de nos défenses immunitaires de l'organisme, "laissant ainsi du temps aux virus pour s'installer".

 

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Crédit : La Chaîne Météo

Quel est le rôle du froid sur les microbes ?

Le froid, contrairement à ce qui peut être pensé, ne tue pas les microbes et encore moins les virus. Il les endort en ralentissant leur prolifération. On parle "d'hibernation bactérienne et microbienne". Les microbes se prémunissent contre le froid avec la formation d'une coque. Lorsqu'ils ont pénétré un organisme tel que le corps humain, leur activité reprend. De même, leur prolifération reprend de plus belle lorsque survient le redoux.

Davantage de pathologies quand il fait doux ?

Les pathologies telles que les rhinites et rhinopharyngites sont en revanche plus rares lorsqu'il fait vraiment froid (température extérieure inférieure à -5°) en raison de cette mise en veille. Cela n'empêche pas la reprise d'épidémies au moment du redoux. D'autre part, le confinement des individus dans des espaces chauffés favorise la contamination. Et une fois dans l'organisme, le virus se réveille à la faveur de la chaleur du corps.

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Crédit : La Chaîne Météo

 

En conclusion, même si le froid ralentit la prolifération des virus, le confinement des individus favorise la transmission, comme pour la grippe par exemple. A l'inverse, le temps doux est certes plus favorable à leur développement, car la température idéale pour leur prolifération se situe dans une fourchette comprise entre +10° et +50°C. L'humidité est également un vecteur de transmission via les micro gouttelettes bien que certains virus préfèrent l'air sec.

Enfin, s'il est donc admis que le froid met les microbes en hibernation, le corps humain dépense aussi beaucoup d'énergie pour se réchauffer, ce qui le fatigue et le rend plus vulnérable aux attaques virales. Une fois dans l'organisme, le virus bénéficiera de notre température à 37°C pour se réactiver.

 

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