Risque très élevé d'incendies ce mercredi en Languedoc-Roussillon
Ce mercredi, le renforcement brutal du mistral et de la tramontane, sur une végétation desséchée par un été exceptionnellement chaud et sec, va créer des conditions particulièrement favorables aux départs et à la propagation rapide des feux.
Risque d'incendies ce mercredi © La Chaîne Météo
À l’arrière d’un front froid traversant la France de la Manche vers le sud-est, un flux de nord-ouest dynamique va s’installer autour du golfe du Lion. La tramontane soufflera fortement du Roussillon au Languedoc avec des rafales généralement comprises entre 60 et 80 km/h, tandis que le mistral soufflera plus modérément entre 40 et 60 km/h. Alors que la baisse des températures concerne la plus grande partie du pays ce mercredi, il fait encore autour de 30 à 32°C entre la plaine languedocienne et la Provence.
Forts mistral et tramontane © La Chaine Météo
Où le danger sera-t-il le plus important ?
Le danger atteindra mercredi des niveaux très élevés à extrêmes sur les plaines du Languedoc-Roussillon et la moyenne vallée du Rhône, avec les conditions les plus critiques dans la plaine de l'Aude entre Carcassonne, Lézignan-Corbières, Narbonne et Leucate. Une grande partie de la région PACA est en risque élevé d'incendies selon l'indice FWI qui combine température, humidité, vent et état de sécheresse des combustibles végétaux : il renseigne sur les conditions favorables aux incendies.
Pourquoi la situation reste-t-elle sensible en septembre ?
La saison des incendies se prolonge cette année en raison d’une sécheresse remarquable. Après les vagues de chaleur répétées de l’été, les orages de la fin août n’ont apporté qu’une amélioration temporaire. L’indicateur national de sécheresse des sols atteint même actuellement des niveaux encore jamais observés pour une mi-septembre dans de nombreux départements.
L’été 2026 avait déjà fortement fragilisé la végétation, les épisodes de mistral et de tramontane ayant régulièrement renforcé le danger de feu. Le retour du vent fort mercredi constitue donc un nouveau facteur aggravant : dans les secteurs les plus secs, un départ de feu pourrait devenir difficile à maîtriser très rapidement.