Un été hors normes : deux mois consécutifs au 1er rang des + chauds et plus de 2000 records de chaleur
Après un mois de juin déjà historique, la France vient d'enchaîner avec le mois de juillet le plus chaud jamais observé depuis le début des mesures fiables en 1945. En deux mois, trois canicules se sont succédé, l'indicateur thermique national a atteint des niveaux inédits et plus de 2 000 records de température ont été battus. Un enchaînement exceptionnel qui marque durablement l'histoire du climat français.
Un été 2026 historiquement chaud © Meteo Consult / La Chaine Météo
Trois canicules en moins de deux mois
L'été météorologique avait pourtant débuté sous des températures proches des normales. Tout a basculé à partir du 17 juin, lorsqu'un puissant dôme de chaleur s'est installé sur la France. Cette première canicule a été remarquable par sa précocité, débutant avant même le début de l’été calendaire. Les fortes chaleurs ont culminé entre le 23 et le 26 juin. Une alerte canicule de niveau rouge a été mise en place à partir du dimanche 21 juin pour se terminer lundi 29 juin en début de matinée. Cette canicule a eu une étendue exceptionnelle avec 70 départements concernés par l’alerte de niveau rouge au plus fort de la canicule. Ce sont les régions du sud-est qui sont les seules à avoir échappé à l’alerte rouge. La vague de chaleur, quant à elle, s'est achevée le 1er juillet avec un indicateur thermique national repassant sous la barre des 23,4°C. Sa durée a donc été de 14 jours, ce qui la place juste après la canicule de 2003 qui avait duré 16 jours du 2 au 18 août.
Après un bref répit, une deuxième canicule s'est développée du 4 au 19 juillet. Plus longue que prévu, elle a concerné quasiment toute la France, avec des températures atteignant fréquemment 35 à 38°C et des nuits tropicales remarquables jusque dans le nord du pays.
Enfin, une troisième canicule a débuté à la toute fin du mois de juillet. Cette dernière a été moins durable et moins intense, s'apparentant sur de nombreuses régions à un pic de très fortes chaleurs.
Juillet 2026 : au 1er rang des plus chauds depuis 1945 © Meteo Consult / La Chaine Météo
Plus de 2 000 records de chaleur battus
L'intensité de ces vagues de chaleur à répétition se mesure aussi au nombre de records tombés. Entre les épisodes de juin et de juillet, plus de 2 000 records mensuels ou absolus de température ont été battus dans les stations françaises. Plusieurs régions ont dépassé les 40°C, tandis que les records de températures minimales ont également été très nombreux, témoignant de nuits exceptionnellement chaudes qui limitent fortement le rafraîchissement nocturne.
Une sécheresse qui s'installe durablement
Cette succession de canicules n'a pas seulement fait grimper le thermomètre. Le manque de pluie et l'ensoleillement exceptionnel ont rapidement asséché les sols, augmenté les besoins en eau des cultures et favorisé une saison des incendies particulièrement précoce et intense. Les quelques épisodes orageux observés localement n'ont pas suffi à inverser la tendance, leurs pluies étant souvent trop hétérogènes pour reconstituer les réserves hydriques.
Un mois de juillet très sec © Meteo Consult / La Chaine Météo
Un été qui restera dans les annales de la météo
En deux mois seulement, l'été 2026 a déjà réécrit plusieurs pages de la climatologie française. Deux mois consécutifs classés au premier rang des plus chauds, trois canicules, des records de température par milliers et une sécheresse qui continue de s'aggraver : rarement les différents marqueurs du changement climatique auront convergé avec une telle intensité. Alors que les premières tendances pour le mois d'août maintiennent des températures largement supérieures aux normales, cet été pourrait encore renforcer son caractère historique.