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Canicule : comment pourrait évoluer la vague de chaleur la semaine prochaine ?

Par Régis Crépet, météorologue
mis à jour le

La vague de chaleur va atteindre son paroxysme entre dimanche et lundi sur une grande partie de la France. Au-delà, les modèles commencent à diverger. Si un changement de temps semble probable sur une partie du pays, plusieurs scénarios restent envisageables pour la semaine prochaine.

Le dôme de chaleur pourrait redescendre vers le sud mardi prochain © La Chaine Météo

Un début de semaine encore caniculaire avant une possible évolution

Jusqu'à lundi inclus, la plupart des modèles s'accordent sur le maintien d'une chaleur exceptionnelle avec des températures dépassant souvent 35°C et localement 40°C. C'est ensuite que les incertitudes augmentent. Le scénario actuellement le plus probable (environ 50%) voit l'arrivée d'un faible flux de nord ou de nord-ouest à partir de mardi. Cette évolution ferait progressivement reculer les fortes chaleurs au nord de la Loire avec une baisse sensible des températures et un retour à des valeurs plus proches des normales. En revanche, cette fraîcheur relative peinerait à gagner les régions méridionales.

Une chaleur durable au sud, avec un risque de reprise généralisée?

Selon certains modèles, la descente d'air frais nordique serait plus rapide © La Chaine Météo

Le deuxième scénario, crédité d'environ 35% de probabilité, maintient une situation très chaude et souvent sèche sur la moitié sud du pays jusqu'en fin de semaine prochaine. Les fortes chaleurs reculeraient au nord mais continueraient de concerner le sud-ouest, les régions centrales méridionales et le pourtour méditerranéen sous l'influence d'un anticyclone encore bien présent.

Enfin, un troisième scénario, plus minoritaire mais à surveiller (15%), verrait la chaleur repartir à la hausse après un bref répit de quelques jours. Dans cette configuration, le dôme anticyclonique se reconstituerait rapidement sur l'Europe occidentale, favorisant une nouvelle poussée d'air très chaud vers la France. Si ce scénario reste aujourd'hui minoritaire, il expliquerait pourquoi certains modèles ensemblistes prolongent encore des anomalies très élevées jusqu'à la fin du mois de juin.

L'indicateur thermique prévisionnel reste de toute façon très élevé jusqu'à la fin du mois © La Chaine Météo

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