Double pluie d’étoiles filantes : un spectacle à guetter malgré la pleine Lune du Cerf
Le ciel promet un joli rendez-vous dans la nuit de jeudi à vendredi : les Delta Aquarides du Sud et les Alpha Capricornides atteindront leur maximum presque simultanément. La météo sera plutôt favorable, avec un ciel majoritairement bien dégagé sur la France. Mais un invité très lumineux risque de gâcher un peu la fête : la Lune du Cerf, presque pleine, masquera les météores les plus discrets.
Cette double pluie d'étoile filantes sera la plus visible entre une heure du matin et l'aube © Adobe Stock / Image d'illustration
Un beau spectacle dans un ciel souvent dégagé
Les amateurs d’astronomie peuvent préparer les transats. Cette nuit du 30 au 31 juillet, deux essaims d’étoiles filantes seront actifs en même temps : les Delta Aquarides du Sud et les Alpha Capricornides. Les conditions devraient être globalement favorables à l’observation, avec un ciel majoritairement bien dégagé sur une grande partie du pays. Quelques passages nuageux pourront toutefois gêner ponctuellement certaines régions. Pour mettre toutes les chances de votre côté, privilégiez un site dégagé, loin des éclairages urbains, et regardez vers la moitié sud du ciel après minuit.
Pourquoi maintenant et d’où viennent-elles ?
Une étoile filante n’est pas une étoile qui tombe. Il s’agit d’un minuscule fragment de roche ou de poussière qui pénètre dans l’atmosphère terrestre à très grande vitesse et se consume en quelques secondes. Les Delta Aquarides du Sud pourraient provenir de la comète 96P/Machholz. Elles sont généralement rapides, fines et assez peu lumineuses.
Les Alpha Capricornides, associées à la comète 169P/NEAT, sont moins nombreuses, mais plus lentes et réputées pour produire de beaux bolides très brillants.
Combien d’étoiles filantes par heure ?
Dans des conditions parfaites, le taux théorique atteint environ 25 météores par heure pour les Delta Aquarides et jusqu’à 5 par heure pour les Alpha Capricornides.
Mais ces chiffres correspondent à un ciel parfaitement noir, avec le radiant haut dans le ciel. Depuis la France, le nombre réellement visible sera nettement plus faible, probablement de quelques météores par heure seulement. La période la plus favorable se situera entre 1 h et l’aube, lorsque les constellations du Capricorne et du Verseau seront mieux placées au-dessus de l’horizon sud.
La Lune du Cerf va compliquer l’observation
Le ciel dégagé ne fera malheureusement pas tout. La pleine Lune de juillet, surnommée la Lune du Cerf, brillera fortement durant la nuit. Deux jours seulement après la pleine Lune, notre satellite sera encore éclairé à environ 98 %. Cette luminosité blanchira le ciel et effacera une grande partie des Delta Aquarides, souvent assez faibles.
Les meilleures chances concerneront donc les Alpha Capricornides et leurs éventuels bolides. Un conseil simple : placez-vous dos à la Lune, éventuellement derrière un arbre ou un bâtiment, afin de préserver au maximum votre vision nocturne.
Quand aura lieu la prochaine grande pluie ?
Le prochain grand rendez-vous sera celui des Perséides, dans la nuit du 12 au 13 août. Cette fois, les conditions lunaires seront bien meilleures : la Lune sera nouvelle et ne gênera pratiquement pas l’observation. Sous un ciel sombre, le taux théorique pourra alors approcher 100 météores par heure, même si le nombre réellement visible reste toujours inférieur.
Après cette mise en bouche de fin juillet, le véritable feu d’artifice céleste de l’été est donc encore à venir.