Inondations en France : vers une semaine prochaine à risque
Après un court répit actuellement, les pluies devraient reprendre de la vigueur la semaine prochaine, avec une accentuation du défilé des perturbations atlantiques. Dans un contexte de sols déjà saturés, chaque nouveau passage pluvieux comptera davantage, avec un risque de crues plus généralisé et parfois rapide. Le sud-ouest semble le plus exposé à ce risque.
Cumuls de pluie envisagés la semaine prochaine : le sud-ouest le plus exposé © La Chaine Météo
Le rail perturbé atlantique reprend de la vigueur
Depuis janvier, l’excédent de pluie atteint environ 30% à l’échelle du pays, avec des intempéries marquantes et des inondations récurrentes. La Bretagne illustre cette saturation : Quimper a battu son record mensuel avec 351,8 mm en janvier, et Brest-Guipavas a dépassé 319 mm. Sur le plan météo, le flux d’ouest à sud-ouest reste très dynamique, guidé par un courant-jet bas en latitude, ce qui favorise l’enchaînement de dépressions et limite les véritables pauses anticycloniques.
Le jet stream, couloir de vents forts, circule très bas en latitude © La Chaine Météo
Des cumuls supplémentaires importants accentuant le risque d'inondations
Selon nos prévisions, le régime océanique dépressionnaire va reprendre de la vigueur dès lundi par l'ouest, avec plusieurs passages pluvieux d’ici le milieu de semaine prochaine, plus marqués sur les façades exposées et les reliefs.
On peut attendre des cumuls supplémentaires souvent de l’ordre de 30 à 60 mm sur l’arc atlantique, 40 à 80 mm vers le Sud-Ouest, et 60 à 120 mm sur les reliefs sensibles du Sud (Cévennes et Pyrénées notamment), localement davantage en cas de lignes pluvieuses répétitives.
Ailleurs, les valeurs seraient plus hétérogènes, mais suffisantes pour entretenir des niveaux élevés sur les cours d’eau, surtout là où la pluviométrie de janvier a déjà fortement fragilisé les bassins. Le quart nord-est de la France reste plus à l'écart, avec des pluies qui s'annoncent raisonnables mais qui seront bien utiles pour remplir les nappes phréatiques sur ces secteurs déficitaires.