Vers la fin de la saison pollinique : rendez-vous à la fin de l’hiver pour la reprise de nos bulletins
Après un été 2026 exceptionnel, marqué par plusieurs vagues de chaleur et épisodes caniculaires, la saison pollinique touche progressivement à sa fin. Après plusieurs mois durant lesquels de nombreux pollens ont été très présents dans l’air, la période la plus sensible pour les personnes allergiques s’achève.
Avec l’arrivée de l’automne, la baisse des températures et le ralentissement de la végétation, les concentrations de pollens deviennent désormais très faibles sur la majeure partie du pays. En conséquence, nos bulletins polliniques quotidiens s’interrompent pour quelques mois. Ils reprendront à la fin de l’hiver, généralement entre fin février et début mars, avec le retour des premiers pollens d’aulne et de noisetier.
Il est donc l'heure de tirer un bilan de cette saison pollinique qui a été particulièrement active en raison des conditions météo ayant combiné fortes chaleurs et ensoleillement très généreux entre le mois de mai et le mois de septembre.
Fin d’automne - début d’hiver : une saison pollinique lancée très tôt
La saison pollinique 2026 a commencé avant même la fin de l’année 2025, favorisée par un automne et un début d’hiver particulièrement doux. Le noisetier a ainsi libéré ses premiers pollens dès le mois de décembre, avec plus d’un mois d’avance sur le calendrier habituel.
L’hiver 2025-2026 s’est classé au 4e rang des plus doux, tandis que février 2026 a été le plus pluvieux jamais enregistré depuis 1959. Ces pluies abondantes ont toutefois temporairement limité la dispersion des pollens dans l’air.
Printemps : chaleur et sécheresse accélèrent les floraisons
Le printemps a ensuite nettement accéléré le mouvement. Avec une température moyenne de 13,8 °C, soit 1,7 °C au-dessus des normales, il a été le plus chaud mesuré en France depuis 1900, avec parallèlement un déficit de précipitations de 23 %. Les bouleaux et les charmes ont fleuri dès le début du mois de mars, avant les chênes et les platanes en avril. Les graminées, déjà présentes localement dès mars, se sont fortement développées à la fin du mois de mai, portées par la chaleur précoce, l’ensoleillement et le vent.
Été : la canicule freine progressivement les pollens
La canicule a ensuite changé la donne. Juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France. Cette chaleur précoce a d’abord favorisé les graminées, notamment dans le Sud, tout en s’accompagnant d’une dégradation de la qualité de l’air. Plusieurs épisodes de pollution à l’ozone ont ainsi accentué l’inconfort des personnes allergiques.
L’été 2026 a finalement été le plus chaud observé depuis 1900, avec un déficit de précipitations de 41 %. Juillet s’est également classé au premier rang des mois de juillet les plus chauds en France depuis 1945, avec une anomalie de +3,8 °C. La combinaison d’une chaleur extrême et d’une sécheresse persistante a progressivement mis la végétation à rude épreuve, entraînant une diminution des concentrations de pollens.
En fin d’été, l’ambroisie a pris le relais, avec toutefois de fortes disparités régionales. Les concentrations ont nettement augmenté par rapport à 2025 dans les zones les plus infestées, du Centre-Est à la vallée du Rhône, avec un pic observé au début du mois de septembre. Elles sont en revanche restées plus limitées dans les secteurs périphériques, notamment dans le Sud.
L'info pollen continue même hors-saison
Même si nos bulletins nationaux font une pause jusqu’au printemps, vous pouvez continuer à consulter les prévisions polliniques directement sur les pages météo de votre ville. Cette information locale reste utile pour suivre les derniers pollens encore présents ponctuellement dans l’air et anticiper d’éventuels épisodes résiduels. Cette période d’accalmie est aussi le bon moment pour préparer la prochaine saison pollinique :
- prendre rendez-vous avec votre médecin ou votre allergologue afin d’envisager, si nécessaire, un traitement de fond ;
- vérifier et renouveler vos ordonnances afin de disposer de vos traitements dès l’apparition des premiers symptômes.
Nous vous donnons rendez-vous, en fonction de l'avancée du développement de la végétation, à la fin l'hiver pour le retour de nos bulletins polliniques quotidiens. D’ici là, profitez de cette accalmie automnale et hivernale pour souffler… avant le retour des premiers pollens.