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C'était il y a un an : la tempête Alex

Par Florent SCHINDLER

Il y a un an, la tempête Alex se formait au large de la Bretagne et balayait lentement le pays d’ouest en est, provoquant des intempéries dramatiques avec des records de vent dans l’ouest et des pluies exceptionnelles sur les Alpes-maritimes, entrainant un lourd bilan humain et matériel. Retour sur cet épisode hors normes.

Crédit : La Chaîne Météo

La tempête Alex s'est formée au large de la Bretagne le 1er octobre 2020 avant de s'évacuer vers l'Allemagne 4 jour après. Née en quelques heures seulement près des côtes finistériennes, cette tempête a eu une progression très lente, ce qui lui a laissé le temps de générer des phénomènes intenses aux conséquences à la fois dramatiques et exceptionnelles sur de nombreuses régions, et durant un laps de temps très long.

Un creusement explosif

La dépression, qui a pris naissance au large de la Bretagne, a connu un creusement explosif, passant de 1000 à 970 hPa en 5 heures. Cette forte et rapide chute de la pression en a fait une bombe météorologique, qualificatif que l’on emploie en météorologie lorsqu’une pression chute de 24 hPa en 24 h. Ce qui fût très largement le cas d’Alex.

En France, la Bretagne et Provence Côte d'Azur ont été particulièrement touchés, mais la tempête ne s’est pas arrêtée à nos frontières. Le Royaume-Uni, la Suisse, l’Italie, l’Autriche et la Pologne ont également été frappés par cette tempête.

Une pluie de records

De nombreux records de vent, dont certains absolus, ont été battus durant cet épisode :

- 186 km/h à Belle-île, soit la 6ᵉ valeur la plus élevée en Bretagne depuis 1987

- 129 km/h, à Cholet (Maine-et-Loire), un record absolu à cette station.

- 162 km Levens (Alpes-Maritimes), record mensuel de vent pour ce département.

La tempête Alex s’est également accompagnée de très fortes pluies. La Bretagne, le Var et les Alpes-Maritimes ont subi les cumuls les plus importants. Dans les Alpes-Maritimes, en raison de ces cumuls exceptionnels, les cours d'eau ont subi une crue éclair, qui a provoqué des inondations catastrophiques emportant tout sur leur passage. De nombreuses habitations, ainsi que des routes et des ponts été emportés par les flots avec un bilan humain qui s’est élevé à 10 morts, huit disparus, et des dégâts chiffrés à au moins un milliard d’euros.

- 51,3mm à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), record quotidien. Saint-Brieuc a également battu le record de pluies du département sur 3 jours (150mm).

-500,2mm à Saint-Martin Vésubie (Alpes-Maritimes), record absolu de pluies en 24 heures pour ce département.

-570 mm à Mons (Var), un record absolu de pluies en 24 heures pour ce département

Enfin, la neige, tombée de façon précoce, a également été un paramètre lié à cette tempête. Dans les Pyrénées, les hauteurs ont été remarquables au Pas-de-la-Case (Andorre) avec 30 cm de neige fraîche, une hauteur que l'on retrouve habituellement au début du mois de décembre.

Outre ces records, ce qui a également rendu cette tempête remarquable, c’est sa précocité. En effet, les tempêtes en France se produisent habituellement au milieu de l’hiver.

 

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