Blocage anticyclonique : très peu de pluie jusqu'à mi-juillet, une sécheresse de surface qui s'aggrave
Un puissant anticyclone va s’installer entre le proche Atlantique et l’Europe occidentale, repoussant les perturbations vers le nord du continent. Résultat : un temps durablement sec, ensoleillé et de plus en plus chaud se met en place en France, avec très peu de pluie attendue jusqu’à mi-juillet. Cette situation va aggraver la sécheresse de surface déjà extrême dans de nombreuses régions.
Retour d'un puissant anticyclone sur l'Europe occidentale
Un blocage anticyclonique va progressivement se mettre en place dans les prochains jours entre le proche Atlantique et l'Europe occidentale. Cet anticyclone, particulièrement robuste, agira comme un véritable bouclier atmosphérique, repoussant les dépressions et les perturbations vers le nord des îles Britanniques et la Scandinavie.
T° maximales attendues la semaine prochaine © La Chaine Météo / Météo Consult
Un dôme de chaleur qui se met en place près de la France
La France se retrouvera ainsi sous l'influence d'un temps durablement calme, sec et largement ensoleillé. Dans le même temps, un flux de sud à sud-ouest favorisera la remontée d'une masse d'air très chaude en provenance de la péninsule Ibérique, à l'origine d'une nouvelle vague de chaleur dont l'intensité reste encore à préciser.
Très peu de précipitations jusqu'au 14 juillet © La Chaine Météo / Météo Consult
Très peu de pluie à attendre jusqu'à mi-juillet
Cette configuration de blocage anticyclonique limitera fortement les précipitations. Les rares averses ou orages resteront cantonnés aux reliefs ou à quelques secteurs très localisés, sans apporter de pluie significative à l'échelle nationale. Le déficit pluviométrique va donc continuer de se creuser au cours de la première quinzaine de juillet.
Une sécheresse de surface extrême qui s'aggrave en France © La Chaine Météo / Météo Consult
Une sécheresse de surface, déjà extrême, qui va s'accentuer
La sécheresse de surface, déjà extrême dans de nombreuses régions, devrait ainsi continuer de s'aggraver. Faute de pluies durables, les sols superficiels vont poursuivre leur assèchement sous l'effet de l'évaporation et de l'évapotranspiration accentuées par les fortes chaleurs.
Le spectre de 1976 plane sur la situation actuelle qui continue de s'aggraver © La Chaîne Météo / METEO CONSULT
Les conséquences sont nombreuses : végétation en fort stress hydrique, cultures plus vulnérables, baisse des rendements agricoles, jaunissement précoce des prairies et des pelouses, mais aussi augmentation du risque d'incendie. Sans changement durable de temps, cette situation pourrait rapidement devenir préoccupante pour les écosystèmes comme pour les activités agricoles.