Bulletin pollens et allergies : douceur printanière et cyprès sous surveillance dimanche 1er mars
Après la dissipation des brouillards matinaux, le retour de conditions anticycloniques sur une large partie du pays favorise la dispersion des pollens. Si les concentrations restent globalement faibles à modérées en ce tout début de printemps météorologique, plusieurs régions du sud connaissent un niveau déjà élevé de cyprès, particulièrement allergisant.
Un temps plus ensoleillé, favorable à la dispersion
L’amélioration météo est franche sur les deux tiers du pays, avec des températures atteignant 13 à 16°C l’après-midi, ce qui crée des conditions propices à la libération et au transport des pollens. Les brouillards matinaux observés des plaines d’Aquitaine au Grand Est limitent la dispersion en début de journée. Mais, leur dissipation rapide laisse place à une atmosphère plus sèche et plus douce, favorable à la circulation des grains polliniques.
En revanche, près de la Manche, l’instabilité persistante et les rares averses freinent légèrement la diffusion. Même effet attendu en soirée vers le sud-est, où le retour des pluies autour de la Méditerranée et des Alpes devrait temporairement plaquer les pollens au sol.
Le cyprès domine nettement dans le sud et le centre
Le pollen majoritaire actuellement est celui du cyprès, avec des niveaux élevés (3 à 4 sur 5) en : Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Corse, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Centre-Val de Loire, Pays de la Loire. Dans ces régions, la combinaison douceur + éclaircies favorise un risque allergique significatif, notamment pour les personnes sensibles aux Cupressacées. Le cyprès est un pollen fortement allergisant, responsable de rhinites intenses, d’éternuements en salves, de conjonctivites et parfois d’exacerbations d’asthme.
Ailleurs : un risque faible à modéré mais bien présent
Dans le nord et le nord-ouest (Hauts-de-France, Normandie, Bretagne, Île-de-France, Grand Est), les concentrations restent globalement faibles à modérées. On note la présence de frêne, de noisetier, de saule et de peuplier à des niveaux bas, pouvant néanmoins déclencher des symptômes chez les personnes les plus sensibles. Les graminées, le bouleau et le chêne sont pour l’instant absents ou non significatifs.
Les précautions à adopter
Les pollens de cyprès et d'aulne sont pour le moment les plus allergisants. Dans les zones les plus exposées, il est conseillé de limiter les activités extérieures lors des pics, d’aérer tôt le matin ou tard le soir et de garder les fenêtres fermées en journée. Si vous éprouvez des symptômes, consultez immédiatement un allergologue. La douceur devrait se renforcer dimanche, avec le retour d'un temps plus lumineux, ce qui pourrait encore favoriser la dispersion des pollens.