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Pourquoi il n’y aura pas de vague de froid en France la semaine prochaine

Par Régis Crépet, météorologue
mis à jour le

Depuis plusieurs jours, certains médias annonçaient une « vague de froid » avec des dates déjà précises pour notre pays. En réalité, le scénario le plus probable bascule vers un retour de l’influence océanique, bien moins favorable à un froid durable, mais synonyme d'intempéries : pluies abondantes et risque de tempête.

Le froid européen reculera sous l'assaut des dépressions atlantiques © La Chaine Météo

Alors que les prévisions faisaient état du retour d'un temps plus froid la semaine prochaine - sans pour autant évoquer une vague de froid - les modèles météorologiques s'orientent désormais vers le retour d'un vigoureux flux océanique d'ouest, très perturbé, mais chassant tout risque de froid sur notre pays.

Un flux d'ouest océanique très perturbé en prévision

La rumeur d’un « Moscou–Paris » s’était nourrie du blocage continental à l’est de l’Europe et de la présence d’air froid en Europe centrale.
Mais, à ce jour, selon les modèles numériques, le signal d’une vraie vague de froid s’est fragilisé, car le placement du blocage anticyclonique froid reste trop incertain et les perturbations atlantiques finissent par imposer un flux d’ouest à sud-ouest sur la France. Cette configuration est aidée par la vague de froid américaine, qui propulse les dépressions océaniques vers l'Europe : un grand classique.
Concrètement, l’air océanique plus doux et plus humide repousse l’air froid vers l’est, limitant le risque de gel généralisé et durable sur le pays.

Anomalies de basses pressions (en bleu) sur l'Atlantique © La Chaine Météo

Pluies abondantes et vents forts : risque d'intempéries sur la France la semaine prochaine

Ce scénario océanique ne rime pas avec calme, car il installe un couloir perturbé sur la France, avec un défilé de fronts actifs et des pluies régulières, surtout sur la moitié ouest. Ces perturbations sont pilotées par le jet-stream très rapide qui circule de l'Atlantique vers la Méditerranée, en passant par la France.
Sur des sols déjà saturés, la problématique à venir se déplace vers l’hydrologie, avec des crues et inondations plus probables au fil des passages pluvieux.
Autre point de vigilance, les vents pourraient devenir fort par moments sur les façades Manche et Atlantique au passage des dépressions, ce qu'il faudra surveiller.
Enfin, la lente baisse progressive des températures autour des normales se verra surtout en montagne, où la neige gagnera du terrain en moyenne altitude, ce qui constitue une bonne nouvelle pour les stations à 15 jours du début des vacances de février.

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