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Comment les insectes passent-ils l'hiver ?

Par Quentin PERCEROU, rédacteur

Vous l’avez sans doute à peine remarqué cet hiver mais les insectes ont disparu ! Les mouches incessantes de l’été ont cessé de bourdonner. Cela n’est pas sans raison comme vous devez vous en douter. En effet, les insectes n’aiment pas l’hiver. Comment font-ils pour lutter contre la baisse des températures pour revenir en pleine forme lors des redoux ?

Comment les insectes passent-ils l'hiver ?

Les insectes restent encore bien à l’abri avec les conditions hivernales de cette semaine, ou s’y remettent s’ils ont quitté leur tanière en raison de la douceur qui a prédominé pour ce mois de janvier.

Vous l’aurez deviné : le froid est l’ennemi des insectes. C’est la raison pour laquelle ils disparaissent lors de l’hiver. Ils ont cependant développé différentes manières d’y survivre pour revenir plein de vigueur au printemps et en été.

La survie de l’espèce avant celle de l’individu

Certains insectes ne peuvent s’abriter longuement du froid et sont condamnés à mourir. C’est notamment le cas des papillons ou des sauterelles. Avant que le froid ne les saisissent, ils se reproduisent et mettent leurs oeufs à l’abri. Quand viendra le redoux, les larves naîtront dans des conditions propices à leur développement.

Mais tous les insectes n’ont pas à compter sur leur descendance pour que seule l’espèce survive. 

Lutter contre l’hiver : se regrouper, hiverner ou hiberner

Certains insectes, comme les abeilles, restent à l’abri et se serrent les unes contre les autres pour se réchauffer en attendant que les températures basses s'estompent. 

Des insectes optent aussi pour l’hivernation. Lors de cette hivernation, leur développement est à l’arrêt : c’est la quiescence. S’ils survivent, ils ressortent lors des périodes de redoux.

D’autres espèces d’insectes ne font pas dans la demi-mesure. Elles ralentissent leur métabolisme à l’extrême après s’être mises à l’abri pendant l’hiver. C’est l’hibernation. Les mois froids passés, les insectes ressortent, à l’instar des coccinelles. 

D’autres stratégies existent mais elles ne se rencontrent que chez certaines espèces.

Survivre par -37°C, coloniser un hôte… des stratégies surprenantes

C’est le cas notamment de la migration qui concerne uniquement le papillon monarque. Quand le froid débarque en Amérique du Nord, ce papillon file à l’anglaise au Mexique pour retrouver un climat tropical.

Plus incroyable encore, un insecte vit et survit en Antarctique. Il s’agit de la mouche Belgica Antarctica. Cette mouche se déshydrate volontairement afin que l’eau dans son corps ne soit pas remplacée par des cristaux de glace qui la tueraient. Cette stratégie lui permet de survivre à des températures de -15°C.

Plus ingénieux encore, un coléoptère en Alaska, le ténébrion rugueux, produit son propre antigel à partir d’acide gras et de sucre. Cela lui permet, comme pour la mouche de l'Antarctique, de prévenir la formation de cristaux de glace qui pourraient le détruire. Ainsi, le ténébrion rugueux peut survivre à des températures allant jusqu’à -37°C !

Enfin, une autre stratégie, plus morbide cette fois-ci, existe. Les guêpes parasitoïdes pondent leurs oeufs dans des insectes hôtes. Ces derniers sont manipulés par les larves qui se développent à l’intérieur. Elles mettent alors l’hôte à l’abri tout en se repaissant de son sang en évitant d’atteindre les organes pour préserver l’hôte qui les abrite. Au retour de la douceur, les larves suffisamment développées quittent leur hôte.

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