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Prévisions saisonnières : fin de l'hiver et début du printemps

Par Regis CREPET, météorologue

Valables pour la deuxième moitié de l'hiver, nos prévisions saisonnières confirment la précédente mise à jour, avec des températures s'annonçant globalement supérieures aux moyennes de saison, mais dans un contexte plus pluvieux que prévu initialement. En montagne, l'enneigement ne se maintient véritablement qu'au-dessus de 1800 m d'altitude en raison de la douceur dominante. Cette situation va se poursuivre en février, alors que mars et avril s'annoncent plutôt conforme aux moyennes saisonnières.

Ces prévisions saisonnières, mises à jour chaque 10 du mois, concernent les mois de février, mars et avril. La deuxième moitié de l'hiver devrait rester marquée par des températures restant supérieures aux moyennes de saison sur la France et plus humide en particulier sur la moitié nord. L'anomalie de température pourrait se situer autour de +1,5°C pour le trimestre décembre-janvier-février. La tendance devrait redevenir plus conforme aux moyennes pour les mois de mars et d'avril. Au total, cet hiver 2019-2020 pourrait s'inscrire parmi les plus doux depuis le début des relevés à l'échelle du continent européen.

Prévisions saisonnières février

Prévisions Saisonnières
Crédit : La Chaîne Météo

Nos prévisions à long terme envisagent la poursuite d'un temps semblable à celui de janvier. Dans la durée, ces périodes de temps doux deviendraient alors remarquables. Les vents dominants, orientés au sud-ouest, généralisent cette douceur à l'ensemble du continent européen. Les systèmes dépressionnaires circuleront majoritairement des îles britanniques vers le nord de la Scandinavie, tandis que les hautes pressions seraient prédominantes sur l'Europe centrale et la Méditerranée. Dans cette configuration, notre pays sera alors sous l'influence d'un flux de sud-ouest, avec des épisodes ventés et pluvieux circulant surtout au nord-ouest, alors qu'un temps souvent sec et beau persisterait au sud.

Les précipitations resteraient assez proches des normales statistiques à l'échelle de la France, mais plutôt excédentaires sur le nord-ouest et déficitaires vers la Méditerranée.

Prévisions saisonnières mars

Prévisions Saisonnières
Crédit : La Chaîne Météo

Le mois de mars pourrait marquer un changement de configuartion météorologique, avec des hautes pressions plutôt situées vers la mer du Nord et des dépressions plongeant vers la péninsule ibérique et le Maroc. Cette inversion des centres d'action entraînerait alors de l'air plus froid et tardif sur le nord de l'Europe, pouvant descendre vers la France. Les dépressions ibériques entraîneraient un temps plus perturbé et pluvieux (neige en montagne) sur le pourtour méditerranéen. Les précipitations seraient alors déficitaires sur la moitié nord-est de la France, en liaison avec les hautes pressions.

Prévisions saisonnières avril 

Prévisions Saisonnières
Crédit : La Chaîne Météo

Le début du printemps s'annonce possiblement plus frais que les moyennes à l'échelle de l'Europe, où le froid pourrait être tardif sur la Scandinavie. A l'opposé, les dépressions seraient davantage positionnées assez bas en latitude, de la péninsule ibérique au Maghreb. Cette configuartion entraînerait un temps pluvieux (neige en montagne) sur le pourtour méditerranéen (ce qui serait appréciable avant d'aborder la saison estivale), alors que les deux tiers nord de la France serait plus au sec mais avec un risque de gel tardif. La fiabilité de cette évolution printanière reste à préciser ultérieurement.

En conclusion, les signaux pour cet hiver semblent désormais privilégier un temps majoritairement doux et assez humide sur la France, ce qui est une option appréciable pour limiter les effets de la sécheresse profonde. A l'échelle européenne, l'anomalie remarquablement douce devrait se poursuivre en février pour laisser place à un temps de saison - voire légèrement plus froid - en mars et avril. Notre pays pourrait subir un printemps assez frais, avec des perturbations sur la moitié sud en mars et avril. La neige en montagne pourrait alors revenir pour la fin de l'hiver. Indiquons tout de même que cette tendance saisonnière reflète le scénario majoritaire à l'échelle mensuelle et ne peut pas détecter des épiphénomènes intermédiaires (incursions froides toujours possibles, fluctuations de l'altitude de la limite pluie-neige et périodes de temps calme et brumeux s'intercalant entre les flux dépressionnaires).

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