Altitude du Mont-Blanc en 2026 : le toit de l'Europe culmine à 4807,47 m
Le Mont-Blanc affiche désormais une altitude de 4807,47m, selon les résultats dévoilés ce mercredi 14 octobre par les géomètres-experts de Haute-Savoie. Le toit des Alpes a ainsi perdu 1m 88 par rapport à sa précédente mesure de 2025. Une évolution étroitement liée aux conditions météorologiques.
Le Mont-Blanc désormais mesuré à 4807,47 m
Le verdict est tombé ce mercredi 14 octobre à Saint-Gervais-les-Bains, en Haute-Savoie. Après une nouvelle campagne scientifique réalisée le 17 septembre dernier, la nouvelle altitude du Mont-Blanc a été révélée : 4807,47 mètres.
En 2023, le sommet culminait à 4 805,59 mètres, sa plus faible altitude depuis le début des campagnes modernes de mesure en 2001. En comparaison, il atteignait 4 810,90 mètres en 2007, soit plus de cinq mètres supplémentaires.
Pour cette nouvelle campagne, une trentaine de personnes ont participé à l'expédition. Grâce à des instruments de positionnement par satellite, des drones et un géoradar, ils ont pu mesurer et modéliser la calotte de neige et de glace recouvrant le sommet.
Pourquoi l'altitude du Mont-Blanc change-t-elle avec la météo ?
La nouvelle altitude du Mont Blanc a été annoncée ce mercredi matin © La Chaîne Météo
Contrairement aux apparences, le Mont-Blanc n'a pas une altitude parfaitement constante. Son socle rocheux culmine aux alentours de 4 792 mètres, mais il est recouvert d'une épaisse calotte de neige et de glace dont la hauteur évolue au gré des conditions météorologiques. Les chutes de neige, les vents violents qui redistribuent les accumulations neigeuses, mais aussi les températures et les phénomènes de tassement influencent directement l'altitude du sommet.
Ces variations peuvent atteindre plusieurs mètres d'une campagne à l'autre, sans que la montagne elle-même ne s'élève ou ne s'abaisse dans les mêmes proportions.
Après un été 2026 marqué par des chaleurs exceptionnelles dans les Alpes, cette nouvelle mesure contribue à mieux comprendre l'évolution de la calotte sommitale, même si les variations d'altitude du Mont-Blanc ne constituent pas, à elles seules, un indicateur fiable du réchauffement climatique.
Au-delà du chiffre annoncé, ces campagnes permettent de suivre depuis 25 ans les transformations du plus haut sommet des Alpes, à l'aide de techniques de mesure toujours plus précises.