Cinq mois d’été en France : une durée exceptionnelle en 2026
De la première vague de chaleur de fin mai aux 30°C encore observés fin septembre, la France vient de connaître une séquence estivale d’une longueur remarquable. Plus qu’un été météorologique record, c’est toute la période chaude qui s’est étirée sur près de cinq mois.
Cinq mois d'été interminable en France cette année © La Chaine Météo
De mai à septembre, une chaleur presque continue
Tout commence dès le 21 mai avec une vague de chaleur historique par sa précocité : jusqu’à 39°C à Fitou, plus de 1 400 records mensuels battus et des températures parfois 10 à 15°C au-dessus des normales.
L’été météorologique 2026 devient ensuite le plus chaud jamais observé en France depuis 1900, avec +3,6°C par rapport aux normales et 53 jours en vague de chaleur.
Septembre prolonge encore cette séquence : le mois devrait se classer au 2e rang des plus chauds depuis 1930, avec seulement deux journées légèrement sous les normales.
Et ce 29 septembre, il fait encore 28 à 30°C sur une grande partie du pays, avec 30°C à Bordeaux et près de 28°C jusqu’à Paris et Lille.
Une durée qui rivalise avec les grands étés historiques
2026 n’est pas forcément l’année où « l’été » a duré le plus longtemps : 1947 avait déjà connu une chaleur précoce dès la fin mai, un été brûlant puis encore plus de 30°C en septembre dans plusieurs villes. Plus récemment, 2022 avait également cumulé chaleur printanière, trois vagues de chaleur estivales et températures élevées jusque tard dans la saison. Mais 2026 se distingue par une continuité remarquable, de la première canicule de fin mai jusqu’aux 30°C de fin septembre, avec très peu de vraies coupures fraîches.
La nouveauté n’est donc pas seulement l’intensité des canicules, mais leur répétition et l’allongement de la saison chaude.
En 2026, l’impression d’un « été de cinq mois » n’est pas qu’une formule : elle traduit une séquence thermique extraordinairement longue, même si l’été climatologique reste officiellement limité à juin, juillet et août.