Pollens et allergies : un risque encore élevé avec la canicule, malgré une végétation sous stress dimanche
La chaleur extrême et le temps très sec persistent sur une grande partie de la France. Dans ce contexte, les urticacées restent les pollens les plus présents, tandis que les châtaigniers atteignent également des niveaux élevés dans plusieurs régions.
Les urticacées dominent sur une grande partie de la France
Ce dimanche, les urticacées constituent le principal pollen à surveiller. Leur indice atteint 3 sur 5 dans neuf régions, notamment en Bretagne, en Normandie, dans les Hauts-de-France, en Île-de-France, dans le Grand Est et jusqu’en Auvergne-Rhône-Alpes.
Les niveaux sont un peu plus modérés autour de la Méditerranée et en Corse, avec un indice de 2. Malgré cela, les personnes allergiques peuvent rester gênées, d’autant que la chaleur intense et le temps sec favorisent le maintien des pollens dans l’air.
Le châtaignier très présent dans l’ouest et le centre
Le pollen de châtaignier atteint également un niveau élevé, avec un indice de 3 en Bretagne, dans les Pays de la Loire et en Centre-Val de Loire. Il reste présent dans de nombreuses autres régions avec un indice de 1 à 2.
Les graminées, très surveillées depuis le printemps, poursuivent en revanche leur recul saisonnier. Leur indice reste généralement compris entre 1 et 2, et tombe à 0 en Corse.
Quel impact de la canicule sur les allergies ?
La canicule ne produit pas directement davantage de pollens, mais les conditions très chaudes, sèches et peu pluvieuses limitent leur dépôt au sol et peuvent prolonger leur présence dans l’atmosphère. Dans l’ouest, où les températures remontent jusqu’à 40 à 42 °C entre la Garonne et la Loire, l’inconfort peut donc être accentué pour les personnes sensibles.
Près de la Manche, les températures plus respirables, généralement comprises entre 20 et 25 °C sur les côtes, offrent un contexte plus supportable. Les urticacées y restent toutefois bien présentes.
Les orages vont-ils apporter un répit ?
Les orages seront moins nombreux que samedi, en raison du renforcement du dôme de hautes pressions au-dessus de la France. L’instabilité est ainsi temporairement limitée entre les Pyrénées et les Alpes.
Un changement plus net est attendu à partir du 14 juillet, avec une évolution orageuse débutant par les régions atlantiques puis gagnant progressivement le pays. Ces pluies pourront temporairement rabattre les pollens au sol. Mais avec une chaleur restant supérieure aux normales et davantage d’humidité, le ressenti deviendra plus lourd et parfois tropical.