Canicule historique de juin : vers un bis repetita en juillet ?
À peine une semaine après la canicule historique qui a marqué la fin du mois de juin, les modèles météo entrevoient déjà un nouvel épisode de très fortes chaleurs pour la semaine prochaine.
Nouvelle vague de chaleur © LCM
Faut-il craindre un scénario identique en juillet ? Si plusieurs similitudes apparaissent, la configuration météorologique présente aussi des différences importantes qui pourraient limiter l'intensité et surtout l'extension de cette nouvelle vague de chaleur.
Un nouveau dôme de chaleur en formation sur l'Europe de l'Ouest
Les derniers scénarios confirment le retour d'un puissant anticyclone entre les Açores, le golfe de Gascogne et l'Europe occidentale à partir de ce week-end. Ce vaste système de hautes pressions favoriserait une nouvelle remontée d'air très chaud en provenance de la péninsule Ibérique et du Maghreb.
Comme fin juin, l'air chaud serait progressivement comprimé sous l'anticyclone. Ce phénomène de subsidence est la signature des dômes de chaleur, responsables des épisodes les plus durables et les plus intenses observés en Europe occidentale. L'ensoleillement généreux et l'absence de perturbations permettraient alors aux températures de grimper rapidement.
Les modèles convergent désormais vers une nouvelle vague de chaleur à l'échelle nationale, avec un indicateur thermique qui dépasserait largement les seuils habituellement observés début juillet.
Une configuration proche… mais pas identique à celle de juin
Si le mécanisme général ressemble à celui de la canicule de fin juin, le positionnement du dôme constitue aujourd'hui la principale différence.
Fin juin, le cœur de l'anticyclone s'était installé directement sur la France, englobant pratiquement tout le pays pendant plusieurs jours. Cette configuration avait permis à la chaleur de gagner toutes les régions, jusqu'aux Hauts-de-France, au Grand Est et parfois même aux côtes de la Manche.
Nouveau dôme de chaleur © LCM
Cette fois, les simulations positionnent davantage le centre du dôme sur le golfe de Gascogne et le proche Atlantique. La France se situerait donc davantage sur son flanc oriental.
Dans cette configuration, les très fortes chaleurs concerneraient surtout le sud, le sud-ouest ainsi qu'une bonne partie de l'ouest du pays, tandis que les régions proches de la Manche pourraient conserver une influence océanique plus sensible.
La canicule n'est pas encore acquise partout
C'est précisément sur ce point que subsistent les principales incertitudes.
Les modèles s'accordent désormais sur une nouvelle hausse marquée des températures. En revanche, ils divergent encore sur l'extension des fortes chaleurs vers le nord de la Loire.
Pour l'heure, les indicateurs permettent déjà d'envisager une vague de chaleur nationale, avec des températures durablement supérieures aux normales sur la quasi-totalité du pays.
Dôme de fin juin © LCM
En revanche, les signaux sont moins robustes concernant une canicule généralisée, notamment sur les régions du nord-ouest où l'influence océanique pourrait limiter les températures maximales et maintenir des nuits un peu plus respirables.
Le moindre décalage peut tout changer
À cette échéance, quelques centaines de kilomètres suffisent à modifier sensiblement la prévision.
Si le dôme venait à se décaler légèrement vers l'est, la chaleur pourrait rapidement gagner l'ensemble du pays et faire basculer la situation vers une véritable canicule comparable à celle de fin juin.
À l'inverse, s'il restait centré sur le proche Atlantique, les perturbations océaniques pourraient continuer à circuler près de la Manche et limiter la progression de l'air très chaud vers le nord.