Va-t-il geler pour les Saints de glace cette année ?
À l’approche des Saints de glace (11, 12 et 13 mai), la question revient chaque année : faut-il craindre des gelées tardives ? La matinée de mardi comporte des risques.
Un dicton populaire mais peu fiable
Les Saints de glace tirent leur origine du calendrier religieux, associé à une période redoutée par les agriculteurs pour ses possibles gelées tardives. Ce repère s’est transmis au fil des générations, notamment avant l’essor de la météorologie moderne. Pourtant, les études climatiques montrent qu’il n’existe pas de corrélation systématique entre ces dates et des épisodes de gel. Des gelées peuvent survenir bien avant ou après, en fonction des configurations atmosphériques.
Un risque qui se connfirme mardi matin dans le nord du pays
La fiabilité s'améliore concernant le risque de gel et de gelées blanches mardi matin dans le nord du pays après une nuit dégagée où la conjonction d'air froid en altitude et du fort rayonnement contribueront à faire chuter les températures jusqu'à 0°C entre les Ardennes et la Lorraine, régions les plus à risque pour le gel. Ailleurs, on parlera d'un risque de gelées blanches en Picardie, Normandie, Bourgogne ainsi que sur le nord de l'Auvergne.
Risque de grêle mardi matin © lachainemeteo
Par la suite, les conditions météo en France seront moins propices aux gelées. En effet, le pays passera sous l’influence d’un flux perturbé de secteur nord-ouest, frais, avec des passages nuageux fréquents et des averses. Cette couverture limitera le refroidissement nocturne, empêchant les températures de chuter au lever du jour. Malgré une ambiance globalement fraîche pour la saison, les minimales resteront au-dessus de 0°C en plaine. Seules quelques zones de montagne pourraient connaître des températures proches du gel, sans caractère généralisé.
Indicateur thermique national © lachainemeteo