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Dépression saisonnière : novembre, le pire mois de l'année ?

Par Quentin PERCEROU, rédacteur

On considère souvent que le pire mois de l’année est le mois de novembre. L’explication de ce ressenti ? On peut l’imputer notamment aux conditions météorologiques et leurs conséquences sur notre moral. On parle même de dépression saisonnière dans les cas les plus sévères.

Qui ne connaît pas ce blues saisonnier qui nous saisit souvent à partir de novembre ? Cela s’explique, entre autres, par les conditions météo. La baisse des températures s’accélère, les nuits tombent plus vite, le ciel est souvent gris et brumeux. Le retour du temps froid et en plus la baisse de luminosité accentuée par le changement d’heure… Novembre représente un basculement des conditions climatiques. On rentre de plain-pied dans l’automne, avec souvent un avant-goût de l’hiver. 

Ces conditions s’accompagnent de fatigue, qui peut à son tour entraîner une baisse de moral. C’est pour cette raison que le mois de novembre est souvent considéré comme le pire mois de l’année : à cause de la nette dégradation des conditions météo qui exigent une adaptation rapide et fatigante de nos organismes.

Novembre : risque de dépression saisonnière

Les jours raccourcissent rapidement en novembre : notre organisme doit s’adapter à ce changement et cela ne se fait pas sans douleur. Ce changement en matière de luminosité contribue à la dépression saisonnière. Cette dernière s’explique par la baisse continue de la luminosité qui provoque un manque de stimulation lumineuse au niveau de la rétine, ce «film photographique» du fond de l’œil qui relaie des signaux au cerveau. Cette baisse de la luminosité a un impact direct sur notre cerveau : celui-ci crée davantage de mélatonine, l’hormone du sommeil, et beaucoup moins de sérotonine, hormone du “bonheur”. Cet ajustement hormonal demande des efforts d’adaptation à notre organisme

La dégradation de la météo et la baisse progressive de la luminosité en novembre s'accompagnent donc généralement d’une sensation de fatigue et d’un moral dans les chaussettes. A l’automne, on considère que 6 à 7% de la population est concernée, surtout dans les régions de l'Est et du Nord de la France.

Sachez que des bons gestes existent pour prévenir ou atténuer ce trouble saisonnier.

Remédier au blues saisonnier : des sorties et de la vitamine D

Les médecins conseillent de laisser entrer un maximum la lumière extérieure chez soi et de sortir au moins une heure par jour. L'exercice physique est tout aussi important pour le bien-être mental : n'hésitez donc pas à faire un peu de sport pendant cette période, ou au moins, une bonne marche plusieurs fois par semaine.  Si vous quittez  votre travail trop tard pour vous permettre de sortir le soir, utilisez votre pause-déjeuner pour bénéficier de la lumière en extérieur.

Si besoin, renforcez votre alimentation en magnésium et en oméga-3. Les pays anglo-saxons, comme les îles britanniques, ont également davantage recours que les français aux cures de vitamine D : chez les enfants anglais et irlandais, une cure de vitamine D est systématiquement prescrite par les médecins chaque automne. Nos modes de vie sont en effet tournés vers une journée passée à 98% à l’intérieur, générant un manque très important en vitamine D chez la quasi-totalité de la population. Pour rappel, un manque de vitamine D favorise les états de stress, d'anxiété ou de dépression. Les scientifiques pensent que la vitamine D protège les neurones qui synthétisent la dopamine et la sérotonine, deux neurotransmetteurs indispensables au bon fonctionnement du cerveau. Les individus les plus atteints par la dépression saisonnière peuvent aussi avoir recours à la luminothérapie grâce à des lampes spécifiques, très utilisées dans les pays nordiques : ce type de traitement s'avère efficace pour 60 à 70% des personnes souffrant du trouble affectif saisonnier.

Cependant, la baisse de luminosité n’explique pas tout : l’autre facteur déclenchant du blues automnal est le stress. Le retour aux obligations professionnelles et scolaires est porteur de stress, ce qui nous fait produire des toxines en pagaille qui nous fragilisent un peu plus.

Sources :  topsante.com, passeportsante.net

 

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