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Hiver 2013-2014 : douceur exceptionnelle et arrosage copieux

Actualités - Publiée le dimanche 09 mars 2014 par La Chaîne Météo

L'hiver météorologique (1er décembre-28 février) vient de s'achever. Si l'on dresse un bilan de cet hiver, la douceur des températures ainsi que les fortes précipitations sont les éléments les plus remarquables. Si les derniers hivers nous avaient réhabitué à des conditions météo dignes de cette saison (neige en...

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L'hiver météorologique (1er décembre-28 février) vient de s'achever. Si l'on dresse un bilan de cet hiver, la douceur des températures ainsi que les fortes précipitations sont les éléments les plus remarquables.


Si les derniers hivers nous avaient réhabitué à des conditions météo dignes de cette saison (neige en plaine, gelées fréquentes...), notre hiver 2013-2014 n'a jamais réussi à s'installer.


3ème hiver le plus doux de ces cinquante dernières années


Avec un excédent de températures de 1,8°C sur l’ensemble de l’hiver (décembre-janvier-février), cet hiver est donc exceptionnellement doux. La température moyenne de cet hiver est de 7,5°C à l’échelle de la France ce qui le place en 3ème position des hivers les plus doux à égalité avec l’hiver 1994-1995, derrière les hivers 1989-1990 (7,7°C) et 2006-2007 (7,5°C). A noter qu’il faut remonter à l’hiver 2007-2008 pour retrouver un hiver doux (excédent de 1,1°C).

C’est la longueur de la période de douceur qui est remarquable cet hiver plus que son intensité. Peu de records ont été battus. En revanche, le fait que les températures dépassent les moyennes de saison depuis la mi-décembre est remarquable. A Paris, il faut remonter à 1988 pour retrouver une période sans gel entre la mi-décembre et la mi-février.

Peu de jours de gel

Si l'on fait le bilan du nombre de jours de gel entre le 1er décembre et le 28 février, il est très nettement inférieur à la normale calculée sur la période 1981-2010. Voici quelques valeurs observées, comparées à la normale :

- Nice : aucun jour (1 jour)
- Ajaccio : aucun jour (9 jours)
- Brest : 1 jour (11 jours)
- Paris : 3 jours (22 jours)
- Bordeaux : 6 jours (22 jours)
- Montpellier : 9 jours (21 jours)
- Nantes : 9 jours (22 jours)
- Lille : 9 jours (32 jours)
- Bourges : 18 jours (35 jours)
- Lyon : 19 jours (38 jours)
- Metz : 29 jours (43 jours)
- Dijon : 34 jours (45 jours)

Ces gelées peu fréquentes s'expliquent par la prédominance des flux d'ouest perturbés faisant circuler des masses d'air douces et humides venues de l'océan. Les nuits étoilées combinées à l'absence de vent furent peu nombreuses ce qui n'a pas permis de refroidissement radiatif important en zones de plaine.


Une neige aux abonnés absents en plaine

Il faut remonter quelques années en arrière, en 2008 pour revoir une absence de neige sur la plupart des régions de plaine au cours des mois de décembre et janvier. A noter que si la neige a fait défaut en montagne en première partie d'hiver, elle a fait son retour à basse altitude au début du mois de février.


Records de pluie au sud et à l'ouest


Au cours de l'hiver des perturbations actives ont concerné les régions de l’ouest et du sud avec des épisodes de fortes précipitations. Des records de pluie ont même été battus sur certaines villes. A Nice, avec 594 mm depuis le 1er décembre, le record de forte pluviométrie de l'hiver 1977-78 (539 mm) a été battu. A noter que ce cumul de pluie correspond à trois fois ce qu’il tombe habituellement au cours de l’hiver. On retiendra l’épisode pluvieux particulièrement actif du 16 au 19 janvier où des inondations et glissements de terrain avaient concernés le Var et les Alpes-Maritimes.
A Montélimar avec 427 mm c'est le record de l'hiver 1935-36 (388 mm) qui a été battu. Record battu aussi à Saint-Auban (04) avec 416 mm contre 343 mm au cours de l'hiver 1954-55.

Dans le Finistère, Brest a recueilli pas moins de 752 mm depuis le 1er décembre. Cela correspond à un an de pluie à Paris en l'espace de deux mois et demi. Le record de l'hiver 1994-95 (687 mm) a largement été battu. Conséquence de cette forte pluviométrie, des crues et inondations se sont produites à plusieurs reprises au cours de l’hiver en Bretagne.


Des vents tempétueux sur nos côtes



Les dépressions actives qui ont circulé sur l’Atlantique Nord et les Iles Britanniques ont apporté plusieurs épisodes de vent tempétueux sur les côtes de la Manche et de l’Atlantique. A la pointe de Penmarch dans le Finistère on compte 14 jours de tempête (rafales supérieures à 100 km/h). Ces tempêtes se sont accompagnées de fortes houles qui ont eu des conséquences importantes sur nos côtes (submersion marine et recul du trait de côte).


Des records d'ensoleillement en décembre


L’ensoleillement de cet hiver est globalement proche de la normale. Si le mois de décembre a été exceptionnellement ensoleillé avec des records d’ensoleillement battus dans certaines villes, les mois de janvier et février ont connu un léger déficit d’ensoleillement.

Voici quelques valeurs correspondant à des records d'ensoleillement pour un mois de décembre :
- Ambérieu : 98 heures
- Troyes : 109 heures
- Paris : 113 heures de soleil
- Nevers : 115 heures
- Bourges : 118 heures
- Chambéry : 138 heures
- Dax : 138 heures
- Toulouse : 140 heures
- Clermont-Ferrand : 142 heures
- Pau : 147 heures
  • Reporters - France - Climat
    Crédit : la chaîne météo
  • Reporters - France - Vent
    Crédit : la chaîne météo
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    Crédit : la chaîne météo
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    Pat50
    Seules 3 dépressions ont engendré une tempête sur les côtes : Dirk , Pétra et surtout Ulla (force 10 à 11 sur pointe Bretagne et Cotentin). Coups de vent ou forts coups de vent pour les autres , dont Qumaira, Andréa et Christine.

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