Vers une nouvelle vague de chaleur ou une canicule la semaine prochaine ?
À peine la canicule historique de juin terminée que les modèles évoquent déjà un possible retour de très fortes chaleurs début juillet. Certains scénarios sont impressionnants, mais peut-on déjà parler d'une nouvelle vague de chaleur, voire d'une canicule ? À une semaine d'échéance, les modèles restent encore partagés. Analyse des différents scénarios.
Un réchauffement de plus en plus probable à partir du week-end
Le premier élément qui fait aujourd'hui consensus est le retour progressif d'un temps plus chaud à partir du week-end des 4 et 5 juillet.
Après quelques journées plus respirables, l'anticyclone devrait de nouveau regonfler sur l'Europe occidentale, favorisant la remontée d'air subtropical en provenance de la péninsule Ibérique et du Maghreb. Les températures repartiront donc à la hausse sur une grande partie de la France, d'abord par le sud puis vers le centre du pays.
Sur ce point, les principaux modèles de prévision sont relativement bien accordés.
Deux scénarios différents pour la semaine prochaine
C'est surtout à partir du lundi 6 juillet que les divergences apparaissent.
Le modèle américain GFS privilégie actuellement un scénario particulièrement chaud. Il voit une nouvelle poussée d'air saharien gagner rapidement la France avec des anomalies dépassant localement +15 à +17°C vers 1500 mètres d'altitude. Dans cette configuration, les températures pourraient de nouveau atteindre, voire dépasser, les 35°C sur de nombreuses régions, avec un risque de canicule si cette chaleur venait à durer plusieurs jours.
Anomalie masse d'air GFS © LCM
À l'inverse, le modèle européen CEP (IFS) propose un scénario plus modéré. La chaleur serait bien présente, notamment sur la moitié sud et le centre du pays, mais l'influence océanique résisterait davantage près de la Manche et sur le nord-ouest. Les fortes chaleurs seraient alors moins généralisées et probablement moins durables.
Des différences qui portent sur l'intensité… mais surtout sur la durée
Contrairement à ce que l'on peut lire sur certains réseaux sociaux, les modèles ne s'opposent pas totalement.
Tous envisagent désormais une nouvelle hausse des températures. En revanche, ils divergent encore fortement sur trois paramètres essentiels :
- l'intensité de la chaleur
- son extension géographique
- sa durée
Or ce sont précisément ces trois critères qui permettent de qualifier un épisode de vague de chaleur ou de canicule.
À ce stade, il est donc beaucoup trop tôt pour annoncer avec certitude un nouvel épisode comparable à celui que nous venons de connaître.
Vague de chaleur CEP © LCM
Peut-on déjà parler de canicule ?
La réponse est non.
Même si certains scénarios deviennent de plus en plus favorables à une nouvelle séquence de fortes chaleurs, il est encore prématuré de parler de canicule une semaine à l'avance.
La fiabilité des modèles diminue sensiblement au-delà de cinq à sept jours, notamment lorsque la prévision dépend du placement précis des centres d'action et des dépressions atlantiques.
En revanche, le signal d'un temps de nouveau très chaud en début de semaine prochaine se renforce progressivement. Les prochains jours permettront de déterminer si cette chaleur restera simplement estivale ou si elle évoluera vers une véritable vague de chaleur, voire une nouvelle canicule sur une partie du pays.