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Canicule dès aujourd'hui : jusqu'à mercredi

Par La Chaîne Météo

Alors que nous avons connu la semaine dernière une canicule de courte durée et que la France s'apprête à nouveau à suffoquer en cette fin de semaine, nous avons interrogé Pascal Scaviner, chef du service prévision de La chaine Météo sur cette vague de chaleur caniculaire, et les différences avec la canicule de 2003, qui s'était aussi produite en août.

Canicule dès aujourd'hui : jusqu'à mercredi

Est-ce exceptionnel d'avoir deux canicules si rapprochées ?

Même si en 2018 (entre le 24 juillet et le 8 août) nous avons pu connaitre une période à peu près semblable, c’est une situation qui semble assez rare. Pour être affirmatif cependant et véritablement comparer leur fréquence et intensité, il conviendrait de disposer d’archives de données nationales sur plus de 70 ans et sur de nombreuses villes, ce qui est difficile à ce jour.

Va-ton battre des records? 

Oui, la probabilité est déjà très élevée pour vendredi entre la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie, où les températures dépasseront fréquemment les 40°C et parfois jusqu’à 42°C. D’autres records pourraient ensuite être également battus en direction du centre-est au cours des jours suivants. Rappelons que la plupart des records dans le centre-ouest et sud-ouest datent de la grande canicule de 2003. Il avait fait par exemple 40,7°C à Bordeaux, 42°C et à Cazaux (33), 39,6°C à Cognac (16) et 40,1°C à Niort (79). Pour rappel la maximale avait été de 44,1°C aux stations de St Christol-les-Alès et Conqueyrac, on en sera loin.

Est-ce que la situation est comparable à celle de 2003, qui avait aussi eu lieu début août ?

Non. La canicule du 2 au 17 août 2003 était un épisode d’intensité exceptionnelle dû à une situation que les météorologues qualifient de phénomène de « blocage atmosphérique », au contraire de celle qui se profile. En 2003 l’anticyclone, qui normalement devait être installé près des Açores, s’était positionné de manière durable sur l’Europe en créant une barrière à la circulation des dépressions sur l’Europe de l’Ouest. Les vents ont progressivement tourné au sud et apporté un air très chaud et très sec sur l’hexagone durant 15 jours.

La situation qui nous a concerné la semaine dernière, et celle à venir, sont différentes de 2003. Elles débutent certes de la même manière, avec un gonflement important d’un anticyclone sur l’Europe, mais leur évolution n’est pas comparable. En effet des dépressions circuleront sur l’ouest puis l’est du pays. A l’arrière, le vent s’orientera au nord et au nord-est et ramènera progressivement un air plus frais et potentiellement plus perturbé en début de semaine prochaine. Ainsi, contrairement à 2003, les centres d’action circulent et ne sont pas bloqués. Cette situation ne permet pas aux vagues de chaleur et aux canicules de s’installer très durablement, ce qui est une bonne nouvelle pour toutes celles et tous ceux qui craignent la chaleur.

Y-a-t-il un risque d'autres canicules pour la deuxième partie du mois d'août ? 

C’est une probabilité que l’on ne peut exclure pour la dernière décade de cette fin d’été. Elle pourrait concerner tout d’abord le sud-est avant de s’étendre sur les régions du nord et de l’est. Ces canicules tardives ne seraient pas exceptionnelles. La France en a connu en 2016, 2012, 2011, 2009 et 2001 pour les plus récentes. Et à ce jour la fiabilité semble assez élevée.

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Crédit : La Chaîne Météo

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