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Pourquoi certaines personnes sont-elles plus frileuses que d'autres ?

Par Quentin PERCEROU, rédacteur

Les températures repartent à la baisse temporairement ce vendredi, avec le retour des gelées en matinée. Tandis que certaines personnes grelottent, d'autres font comme si de rien n'était. Comment expliquer que certaines personnes soient plus frileuses que d'autres ?

Pourquoi certaines personnes sont-elles plus frileuses que d'autres ?

Cette inégalité entre les personnes face au froid s’explique de manière scientifique.

Thermorégulation corporelle : comment ça marche

Notre corps est doté de capteurs de température sur la peau qui envoient l’information à notre cerveau. Ce dernier commande alors le comportement de nos vaisseaux sanguins qui se contractent dans les zones les plus exposées au froid, surtout au niveau de nos extrémités. De même, la circulation sanguine est concentrée au niveau de nos organes vitaux, impliquant un refroidissement des mains ou des pieds par exemple. 

Si ce mécanisme nous concerne tous, nous ne le ressentons pas tous de la même manière en vertu de certaines différences qui tiennent à notre hygiène de vie, à notre sexe, notre patrimoine génétique ou à certains problèmes de santé.

La testostérone : un allié de poids par temps froid

L’une des explications repose sur la présence plus ou moins importante dans notre organisme d’une hormone : la testostérone. Cette hormone est impliquée, entre autres, dans la régulation des molécules réceptrices du froid. Cette simple hormone est bien plus présente chez l'homme que chez la femme, ce qui explique que ces dernières ont plus tendance à avoir froid que les hommes.

Une activité physique atténue la perception du froid

Aussi, les personnes sportives ou qui pratiquent sur une base régulière une activité physique seront également moins frileuses. Cette pratique sportive permet d’accélérer notre métabolisme, qui lui-même produit de la chaleur. Cette opération s’explique par le fait que notre organisme transforme constamment des éléments par oxydation, c’est-à-dire par l’oxygène que nous respirons. L’énergie produite par l’oxydation se perd sous forme de chaleur. Les personnes sportives produisent plus souvent cette opération et sont donc moins frileuses que d'autres personnes qui ne pratiquent pas de sport.

Nous n’avons pas le même métabolisme

Mais notre métabolisme n’est pas comparable à celui d’un autre. Certaines personnes oxydent plus rapidement les molécules et génèrent plus de chaleur. Cette différence s’expliquerait par notre patrimoine génétique et notre vécu, propre et unique à chacun. Cette différence fondamentale pourrait aussi expliquer cette inégalité dans la perception du froid entre les individus.

Des causes pathologiques

Les personnes frileuses peuvent également avoir un problème de santé.

Un problème à la thyroïde, impliquée dans certaines fonctions de nos tissus, dont celle de la régulation de la chaleur, entraîne une perception différente des températures. On parle d’hyperthyroïdie quand elle est très active. Les personnes atteintes brûlent alors plus facilement des molécules et ont plus souvent chaud. Ces personnes auront d'ailleurs tendance à être plus maigres. A l’inverse, les personnes atteintes d’hypothyroïdie brûlent moins de molécules et stockent davantage d’éléments. Elles ont alors plus souvent froid que les autres personnes. Les graisses s'accumulent alors et les personnes peuvent avoir des problèmes de poids, voire de surpoids.

La circulation sanguine varie aussi d’un individu à l’autre. L’oxygène se trouve acheminée de façon plus ou moins performante à nos cellules qui s’en servent pour produire de la chaleur. Une mauvaise circulation du sang peut donc entraîner un apport moins important d’oxygène à nos cellules, qui ont moins de carburant à brûler. De ce fait, certaines personnes auront plus froid que d'autres personnes.

Un manque de fer, courant chez les femmes en âge de procréer, conduit également à une sensation de froid plus importante.

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