Actualités Météo
Pluie et averses : quelles différences ?

Par Quentin PERCEROU, rédacteur

Ce jeudi, la moitié nord et un peu le sud-ouest subit le passage d'un front chaud qui apporte des pluies en matinée. L'après-midi, les éclaircies vont se développer mais les averses prennent le relais. Pourquoi distingue-t-on ces deux types de précipitations ?

Prenez votre parapluie ce matin pour la pluie, et gardez-le sous la main cet après-midi pour ne pas vous faire surprendre par une averse ! Vous l'aurez remarqué : la pluie et l'averse ne sont pas le même type de précipitations. 

Il se peut que nous ne recevions aucune goutte d'eau quand nous nous trouvons dans une zone où il y a un risque d'averses. A l'inverse, nous sommes souvent sous l'eau quand la pluie est prévue. Cette différence de fiabilité dans la prévision s'explique par le fait que les pluies et les averses ne sont pas produites par les mêmes situations météo. 

La pluie, un phénomène durable

Pour commencer, rappelons que la pluie se forme à partir de la condensation de vapeur d’eau dans l’atmosphère. Des gouttes d’eau se forment autour de noyaux de condensation. Les gouttes d’eau, en s’agglomérant entre elles, finissent par tomber sous l’effet de la gravité. La pluie se caractérise surtout par sa continuité et son intensité, faible à modérée, assez constante. Les pluies se produisent souvent sous une couverture de nuages horizontaux et plats : cela se produit en général sous le passage d’un front lorsque deux masses d’air de températures différentes se rencontrent.

La pluie se différencie de l’averse de par son origine, son intensité, sa durée et la taille des gouttes d’eau. Ces dernières varient en moyenne de 0,05 mm pour la bruine, à 6 mm, voire davantage dans les nuages très orageux.

Les averses, un événement souvent court et intense

Actualités France
Crédit : La Chaîne Météo

A l’inverse des pluies, les averses sont plus difficiles à prévoir en raison du mécanisme qui les produit. Elles sont liées à un temps instable et non à un système organisé. D’où la différence d’appréciation entre des cartes de cumuls précis de pluies, et celles des zones à risque d’averses beaucoup moins précises.

Les averses sont en général soudaines, intenses parfois très fortes et éphémères. L’origine du mot “averse” provient d’ailleurs du milieu agricole et du terme “verse”, phénomène désignant les cultures couchées au passage de pluies violentes.

Cette violence, cette intensité et soudaineté des averses s’expliquent par le type de nuages qui favorisent l’accumulation des gouttes d’eau à l’intérieur de ceux-ci. Il s’agit de nuages d’orages (cumuliformes d’extension verticale) dans le cas des averses, au contraire de ceux horizontaux des pluies.

Actualités France
Crédit : La Chaîne Météo

Une prévision parfois difficile

Les prévisions de pluies présentent une meilleure fiabilité que celle des averses. Les averses se forment à partir de l’instabilité de l’atmosphère, un phénomène local bien plus compliqué à modéliser. Alors que la pluie s’étend sur une zone assez large (département, région, parfois une moitié de la France), les averses peuvent tomber sur un village, et pas sur celui situé 3 km à côté.

À lire aussi

Formation de la grêle

La formation des orages

L'actualité météo

Articles les plus lus