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Bilan du début de l'été : très chaud, entre sécheresse et orages...

Par Cyrille DUCHESNE, météorologue

Nous sommes à la moitié de l'été météorologique qui a débuté le 1er juin et qui se terminera le 31 août. Il est donc l'heure de dresser un bilan météo de la première moitié de l'été (1er juin - 15 juillet). Sur cette période, en moyenne sur la France, la température présente un excédent de 2,1°C par rapport à la normale 1981-2010, les précipitations sont déficitaires de 7% et l'ensoleillement excédentaire de 9%.

Bilan du début de l'été : très chaud, entre sécheresse et orages...

Avec un excédent de 2,1°C, ce début d'été 2017 vient en deuxième position des débuts d'été les plus chauds depuis 1900 après 2003. A noter que le mois de juin à lui seul a connu un excédent de 2,8°C tandis que la chaleur s'est un peu atténuée au cours de la première quinzaine de juillet avec un excédent de l'ordre de 0,8°C à l'échelle de la France.

 

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Crédit : La Chaîne Météo

 

Une période de canicule très précoce et intense

La vague de chaleur qui a concerné la France du 18 au 22 juin a été remarquable par sa précocité, son étendue et son intensité. De nombreux records de chaleur mensuels ont été battus, aussi bien pour les températures minimales que pour les températures maximales.

A Paris-Monstouris, la nuit du 21 au 22 juin a été la plus chaude jamais enregistré en juin avec une température minimale de 23,7°C. A Strasbourg, c'est la nuit du 22 au 23 qui a été suffocante avec un record de chaleur nocturne de 23,8°C.

Concernant les records mensuels de températures maximales on retiendra les 34,6°C au Touquet (62), 36°C à Rouen (76), 36,5°C à Nancy (54), 37,5°C au Mans (72) et 38,2°C à Saint-Maur (94).

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Crédit : La Chaîne Météo

 

Des précipitations très hétérogènes en fonction des orages

Si la pluviométrie de cette première partie d'été est proche de la normale (-7%), elle est très hétérogène selon les régions.

Le centre-ouest est la zone qui a été la plus arrosée avec une pluviométrie excédentaire de 20 à 60% entre le Bordelais, la Charente et les contreforts ouest du Massif-Central. A Paris, le violent orage du 9 juillet a apporté 49 millimètres de pluie en une heure ce qui correspond à 3 semaines de précipitations et constitue un record absolu tous mois confondu d'intensité pluviométrique horaire. Cet orage a pesé lourd dans la balance avec un cumul pluviométrique excédentaire de 31% sur la période, malgré un mois de juin sec.

Au contraire, les régions allant du sud de la Bretagne aux Hauts-de-France ainsi que des Ardennes à l'Alsace présentent un déficit pluviométrique de 20 à 60%. Le déficit pluviométrique le plus important concerne le Var et les Alpes-Maritimes où il n'a quasiment pas plu (1 mm à Hyères et Toulon, 3 mm à Nice).

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Crédit : La Chaîne Météo

 

Un ensoleillement généreux

Les passages perturbés ont été généralement de courte durée et les conditions anticycloniques ont largement dominé au cours de cette première partie d'été. Résultat, l'ensoleillement est excédentaire sur la plus grande partie du pays. L'excédent atteint même 22% à Paris et 26% à Nantes. Seul le pays basque et la pointe bretonne présente un léger déficit d'ensoleillement de 5 à 8%.

 

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Crédit : La Chaîne Météo

 

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