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Décembre et janvier : pénurie de soleil

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Il est où le soleil ? Ces mois de décembre 2017 et janvier 2018 sont marqués par une faible luminosté sur les 3/4 du pays. C'est dans le nord-est que le déficit est le plus important.

 

 

Les mois d’hiver sont évidemment ceux qui connaissent le plus grand déficit en rayonnement solaire puisque non seulement la course du soleil sur nos latitudes est plus courte, 8 heures en hiver contre 16 heures en été, mais aussi plus basse, 20° au-dessus de l’horizon en hiver contre 65° en été. Cette faible hauteur du soleil se traduit par le fait que le rayonnement traverse, en biais, une plus grande épaisseur d’atmosphère et perd ainsi de ses propriétés lumineuses et thermiques. Par ciel clair l’hiver on reçoit 10 fois plus de calories que par ciel couvert. Les belles journées d’été en permettent 4 fois plus que les belles journées d’hiver. Nous sommes donc, en moyenne, dans un rapport de 1 à 40.

 

Ces mois de décembre 2017 et janvier 2018 ont été particulièrement sombres.

Le temps est perturbé sur la France depuis décembre avec le passage de fréquents passages pluvieux, notamment sur le nord et l’est du territoire. Malgré une parenthèse anticyclonique entre le 17 et le 25 décembre sur la majeure partie du pays avec des valeurs très élevées autour de 1040 hPa, ces pressions très élevées ont piégé l’humidité au sol avec la présence de nombreux brouillards et nuages bas dans les plaines et les vallées, ce qui a là aussi limité l’ensoleillement.

Le déficit d’ensoleillement est donc très important. Les relevés de Strasbourg matérialisent l’ampleur du manque. Cette ville ne connaît habituellement « que » 10 jours sans le moindre rayon de soleil pour décembre et janvier. Depuis début décembre, ce sont 15 journées qui sont restées totalement sombres. Sur cette période, le déficit d’ensoleillement est de 80 %.

Or, le soleil produit les calories mais aussi les UV permettant au corps humain de produire 80 à 90 pour cent de la vitamine D qui lui est nécessaire. Il a aussi un impact sur la production de deux hormones, la mélatonine et la sérotonine qui agissent sur la régulation de l’humeur et probablement aussi la mémoire.

Apparaît alors le « blues hivernal ». En France, 5% de la population peut être touchée par cette maladie contre 9% en Alaska où l’ensoleillement quotidien est encore plus faible. Et les conséquences s’aggravent quand on devient moins actif. C'est un cercle vicieux. Si nous bougeons moins, nous générons moins d'adrénaline et de cortisone. Cette baisse d'hormones influe alors sur notre état psychique et intensifie la morosité.

 

En attendant le printemps nous pouvons lutter avec :

- Un apport en vitamine D, par médicament et par adaptation des repas (la fameuse huile de foie de morue)

- La luminothérapie, artificielle ou naturelle en ne ratant aucune éclaircie, pour compenser le fait que les lumières de la maison ne produisent que 800 lux alors que la luminosité extérieure en produit 100 fois plus lorsque le soleil brille

- Le mouvement, la marche en particulier parce que la répétition, la régularité et la tranquillité du pas favorisent l’équilibre des hormones.

  • Reporters - Bonnemaison 14260 - Brouillard
    Crédit : pippoflumini

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